Un samedi soir… sur la Terre
Hier soir, j’ai eu l’idée de sortir boire un verre dans notre bar préféré… (Ça commence par un O et ça finit par fada !)
Je me suis posté dans un coin, comme à mon habitude, pour mater bien sûr (on ne se refait pas) mais aussi et surtout observer les gens qui venaient.
Bon, dans ce genre de situation, trois catégories se détachent très clairement.
La première et celle du groupe d’amis qui viennent boire un verre et passer un moment.
La deuxième catégorie rentre, boit un verre et ce rend compte que l’endroit ne leur convient pas, et s’en va…
La troisième et sans doute la plus répandue, le célibataire de samedi soir !
C’est là que ça se complique… Déterminer le célibataire endurcie qui ne cherche qu’un coup à tirer et vous dévisage en faisant un aller-retour savant sur les parties les plus charnues de votre anatomie (CQFC). Par ici la bonne viande…
Bref, cette catégorie, je l’avoue me glace quelque peu.
Le célibataire timide qui n’ose pas faire un sourire. Je sais que les râteaux sont parfois durs à digérer mais au moins on sait tout de suite si on intéresse la personne.
Le point commun de tout cela c’est « le chien de faïence », on le fait tous, ou on l’a tous déjà fait au moins une fois. La question que je me pose ; c’est à quoi cela peut-il bien servir…
Je me demande encore (et oui à mon age !), comment fait-on pour tomber amoureux ?
Un ami m’a récemment affirmé que même les célibataires les plus endurcies recherchent cela. Sans doute… Sinon je ne me poserai pas la question.
Peut-être y a-t-il des gens simplement plus doués pour les relations humaines que d’autres.
Ou sommes nous piégés par trop d’exigences, bloqué par la peur de nos relations passées, de revivre la douleur de la déception.
Que l’on soit grand brun musclé ou crevette invertébrée, les styles diffèrent, mais nos juments sur l’autre, sont de toute façon fondés au premier abord sur ce que l’on voit. Mais ce que l’on voit et les impressions que l’on en dégage sont-ils forcément le reflet de la réalité ? Ne passe-t-on pas à côté des gens sans les connaître vraiment.
En tout cas ce dont je suis sûr c’est que la forme importe autant que le fond. Dans la manière d’agir et dans la façon d’être. C’est ce qui détermine la qualité de la relation qui va s’en suivre, même si cela ne s’inscrit pas dans le durable.
Ce qui manque sans doute à ce genre d’endroit pourtant reconnu pour son côté chaleureux, c’est la décontraction des gens qui viennent y faire un tour.
Cela se répète dans tous les endroits, quoi qu’il arrive. Cela n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.
Donc sans forme et sans fond, ne me sentant pas à ma place, je décidai de finir ma bière et de rentrer chez moi afin de méditer sur la raison qui m’avait poussé à sortir ce soir-là.
11/06/06 - 15:10
Faut pas croire, les autres sont comme toi. Ils viennent boire un verre (version officielle) tout en espérant un "plus si affinité" (version officieuse). Aucun d'eux n'est inabordable. Au pire timide, au mieux discret. Parler aux autres n'engendre principalement qu'un moment d'échange, banal ou pas, mais qui vaut toujours la peine de tenter. Et puis, finalement, c'est pas ce qu'on dit qui compte, juste le timing...
jpb75